Gros leurres : mode ou révolution ?

Gros leurres : mode ou révolution ?

Cela ne vous aura pas échappé, au bord de l’eau comme au rayon carnassier, les gros leurres, aussi appelés big bait, ont pris une place prépondérante depuis quelques années. Voyons ensemble leurs intérêts et leurs limites.

index2D’abord situons ensemble ce qu’on appelle un Bigbait. Je préfère parler en taille qu’en poids car en fonction de la matière et de la forme, le poids peut fortement varier pour une même « bouchée
». Alors disons clairement qu’en dessous de 20 cm, on peut difficilement parler de bigbait, pour le brochet en tout cas. Cela peut aller bien plus haut, et aujourd’hui des shads de 25, 30 voire 35 cm sont à notre disposition et offre une nage parfaite.

Je préfère annoncer de suite que je suis personnellement fan des gros leurres. Premièrement, parce que je recherche les gros poissons et que, même si ce n’est évidemment pas une vérité absolue, il est un secret de polichinelle d’estimer que les gros brochets sont friands de grosses proies. Le cas typique du très gros poisson pris sur un tout petit leurre est fréquent, j’en ai bien conscience. Cela dit, quand on recherche une régularité dans la traque de poissons au-dessus de la moyenne, adapter la taille des leurres devient une évidence.

Pourtant, le nombre de touches, donc aussi les touches de poissons plus modestes, ne diminuent pas en augmentant (dans une certaine mesure) la taille du leurre, j’en suis convaincu. Je pars du principe que nos carnassiers favoris ne confondent jamais nos leurres avec un « vrai » poisson. En fait nous jouons sur leur instinct, en stimulant leurs sens. Les vibrations qu’ils émettent n’imitent pas les mouvements des poissons fourrages. En revanche, et c’est tant mieux, ils sont fortement stimulés par ces fortes vibrations qui s’adressent directement à leurs organes de prédateurs (oreille interne et ligne latérale notamment). A partir de là, il n’y a plus qu’un pas à franchir pour se dire que les gros leurres engendrent des vibrations plus fortes, plus amples, plus lentes aussi (un détail qui a son importance dans les endroits surpêchés, mais qui n’est pas l’objet de cet article) et donc qu’ils attisent davantage les sens des carnassiers.index

En revanche, il est parfois nécessaire de descendre en taille de leurre quand, par exemple, les suivis se multiplient sans attaque. On peut alors considérer que le leurre attire l’attention du poisson mais que son humeur n’est pas assez agressive pour sauter sur une grosse proie. Passer sur un leurre plus petit peut alors décider le poisson.

Par ces quelques lignes, j’espère vous avoir aidés à comprendre pourquoi l’augmentation de la taille des leurres n’est pas un effet de mode, mais plutôt le signe d’un progrès dans la compréhension du fonctionnement des carnassiers.

nicolas-consultantA bientôt au bord de l’eau

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