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Auteur : Nicolas Vandenberghe "VDB"

La photo au bord de l’eau

La photo au bord de l’eau

Si pour certains le fait de prendre une belle photo de ses captures semble parfaitement naturel, je remarque souvent, notamment sur les réseaux sociaux, que cela semble beaucoup plus compliqué pour d’autres. Revenons ensemble sur quelques principes simples permettant d’immortaliser vos souvenirs de belle manière.

Nul besoin de disposer d’appareils sophistiqués pour y parvenir. Nos smartphones permettent d’obtenir les meilleurs résultats pour ce type de photo.

Principe de base qui fait parfois l’objet de débat : la « mise en avant » du poisson. Pour moi, s’il est dommage de trop tendre les bras, ce qui dénature la réalité de la taille du poisson, il convient tout de même de mettre en valeur la prise, c’est-à-dire de présenter le poisson devant l’objectif et d’avoir un cadrage faisant occuper à la prise la plus grande partie de la photo. Voir un pêcheur debout tenir un poisson à hauteur de la ceinture, en petit au milieu du paysage est certes réaliste, mais aboutit à une photo qui ne remplit pas sa mission de mise en valeur le poisson.

Le choix de zoomer ou non : contradictoirement, en photographie, zoomer contribue à inhiber les perspectives. En d’autres termes, si vous zoomez, vous obtiendrez un effet où le poisson parait plus petit par rapport au pêcheur car vous aurez lissé l’effet de relief. En utilisant le moins de zoom possible (grand angle), c’est le contraire, les éléments en premier plan de la photo paraitront énormes par rapport à l’arrière-plan. Pour illustrer le propos, les 2 photos illustrant cet article sont des photos d’un même poisson (d’environ 95 cm), l’une prise par le collègue à 1 m de moi dans le même bateau (photo 1), l’autre prise par un autre copain, dans un autre bateau plus éloigné, qui a zoomé pour cadrer correctement la photo. Vous verrez que dans ce second cas, le poisson parait beaucoup plus petit (photo 2).

La position du photographe par rapport au pêcheur est également importante : là le principe est simple. Pour la sécurité du poisson, le pêcheur doit toujours se tenir à genoux. Et pour la réussite de la photo, le photographe doit faire pareil ! Rien de pire qu’une photo prise d’en haut, « écrasant » ainsi le pécheur et sa prise.

Evitez également les poissons sales, manipulés au sol et donc recouverts de feuilles ou de terre. Je comprends bien qu’au « carnassier » nous ne disposons pas de l’attirail matelas de réception, mais rincer le poisson pour la photo est toujours faisable, et quelle différence !

N’oubliez pas qu’une photo réussie est une photo rapide. Effectuez toujours le maximum de manipulation dans l’eau ou dans l’épuisette (comme le décrochage du leurre). Laissez le poisson dans l’eau pendant que le copain prépare l’appareil. 2 ou 3 prises de vue suffisent si vous êtes préparé. Le no kill passe aussi par là.

@ bientôt

Gros leurres : mode ou révolution ?

Gros leurres : mode ou révolution ?

Cela ne vous aura pas échappé, au bord de l’eau comme au rayon carnassier, les gros leurres, aussi appelés big bait, ont pris une place prépondérante depuis quelques années. Voyons ensemble leurs intérêts et leurs limites.

index2D’abord situons ensemble ce qu’on appelle un Bigbait. Je préfère parler en taille qu’en poids car en fonction de la matière et de la forme, le poids peut fortement varier pour une même « bouchée
». Alors disons clairement qu’en dessous de 20 cm, on peut difficilement parler de bigbait, pour le brochet en tout cas. Cela peut aller bien plus haut, et aujourd’hui des shads de 25, 30 voire 35 cm sont à notre disposition et offre une nage parfaite.

Je préfère annoncer de suite que je suis personnellement fan des gros leurres. Premièrement, parce que je recherche les gros poissons et que, même si ce n’est évidemment pas une vérité absolue, il est un secret de polichinelle d’estimer que les gros brochets sont friands de grosses proies. Le cas typique du très gros poisson pris sur un tout petit leurre est fréquent, j’en ai bien conscience. Cela dit, quand on recherche une régularité dans la traque de poissons au-dessus de la moyenne, adapter la taille des leurres devient une évidence.

Pourtant, le nombre de touches, donc aussi les touches de poissons plus modestes, ne diminuent pas en augmentant (dans une certaine mesure) la taille du leurre, j’en suis convaincu. Je pars du principe que nos carnassiers favoris ne confondent jamais nos leurres avec un « vrai » poisson. En fait nous jouons sur leur instinct, en stimulant leurs sens. Les vibrations qu’ils émettent n’imitent pas les mouvements des poissons fourrages. En revanche, et c’est tant mieux, ils sont fortement stimulés par ces fortes vibrations qui s’adressent directement à leurs organes de prédateurs (oreille interne et ligne latérale notamment). A partir de là, il n’y a plus qu’un pas à franchir pour se dire que les gros leurres engendrent des vibrations plus fortes, plus amples, plus lentes aussi (un détail qui a son importance dans les endroits surpêchés, mais qui n’est pas l’objet de cet article) et donc qu’ils attisent davantage les sens des carnassiers.

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Faire parler la « Poutre » !

Faire parler la « Poutre » !

Dans la pêche, chacun est animé par différentes motivations. Si passer de bons moments au bord de l’eau reste l’essentiel, il n’est pas interdit d’avoir des rêves et pourquoi pas des objectifs. On trouvera dans cet esprit les adeptes de la compétition ou encore la catégorie des chasseurs de spécimens. Traduction : ceux qui visent les gros poissons.

Comme c’est clairement vers ce dernier objectif que j’oriente ma pêche du brochet, je propose de faire le tour de quelques principes simples qui permettent de faire plus régulièrement les « big fish ».

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