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Auteur : Pascal Tréhoux

Petite session à IKTUS

Petite session à IKTUS

Alors qu’un long week-end de 3 jours se présente à moi, je décide de partir à IKTUS chez mon ami Jérémy.
Arrivé sur place, les premières infos sont pas très bonnes. La pêche est très difficile, le vent soufflant assez fort vers la digue, je décide donc de prendre le poste 15 en espérant qu’au vu des variations climatiques, le poisson ne cherche pas la profondeur et vienne avec les rayons du soleil dans les bordures pour trouver un peu de chaleur.
Je passe voir Thomas et Romuald, deux amis qui sont sur IKTUS ESTURGEONS depuis deux jours, catastrophe : le lac est sur « off ».
À peine le temps de se dire bonjour que l’une de leurs cannes se met à dérouler le contact ; puis une deuxième démarre alors que tout était calme depuis deux jours ! La léthargie des poissons est-elle finie ? Ou le mauvais temps annoncé a-t-il mis en appétit nos chers poissons ?
Après une petite une séance photo d’un doublé d’esturgeons, je pars sur mon poste.

Les prévisions météo sont pas vraiment bonnes et j’installe le campement rapidement. Bien m’en prend car un vent violent arrive sur moi avec de la pluie et termine avec de la grêle.
Le début session s’annonce bien !
Le déluge passé, je pars rapidement faire mon tour de repérage en bateau.
Après un échosondage minutieux de la zone, je place mes cannes dans diverses profondeurs et je mise malgré tout sur les bordures. La nuit arrive à grand-pas et il est temps de prendre un bon repas bien chaud.

À peine le temps de dormir quelques heures que le son de mon Delkim me sort de mon duvet et je suis un peu surpris car c’est la canne de droite en bordure à quelques mètres de moi qui a démarré.
Je prends contact et ma Century S1 est mise à rude épreuve…le poisson se déplace lentement et paraît assez massif mais rapidement il se bloque en bordure, alors je décide rapidement de partir en bateau afin de trouver une solution pour pas perdre le poisson.
Arrivé à proximité, le poisson repart rapidement et j’ai le droit à un combat plutôt titanesque. Ma S1 plie sévèrement, la 10 ft me permet de pouvoir combattre sous les arbres sans risque de me prendre des branches.
Aurais-je mon nouveau record au bout ?
Après plusieurs minutes de combat et de promenade sur l’eau, je vois monter une très jolie miroir mais à peine le temps de l’apercevoir qu’elle repart dans les profondeurs, je réussis enfin à la glisser dans le triangle après de longues minutes de combat. Je me penche sur le dessus de mon épuisette et j’admire ce poisson magnifique une two tone très massive qui n’est pas mon nouveau record mais elle m’en a fait vraiment voir de toute les couleurs. Je rejoins mon poste tranquillement avec une vraie joie pour se début de nuit qui s’annonce prometteur. Mais au moment de la sortir de l’eau, c’est autre chose. Il n’est pas facile de lever l’épuisette car la demoiselle me paraît bien lourde !

Effectivement, elle accuse 17kg à la pesée. Je repars me coucher avec beaucoup d’optimisme pour le reste de la nuit.
Malheureusement, mes détecteurs restent muets et le changement de temps m’inquiète fortement pour le reste de la session !

La journée : aucun signe d’activité à l’horizon alors que sur le milieu du lac face aux postes 5 et 10, les poissons sont très actifs et me narguent à distance.
Malgré une approche différente pour mes 48h suivantes, je ne réussis pas à faire hurler mes Delkim.
Après 72h de pêche, le constat est dur : un seul poisson est venu me voir mais quel poisson !

Je rentre dans le Gers avec un sentiment mitigé de joie et de déception mais la pêche n’est pas une science exacte, et déjà la prochaine session me travaille…